12-Les disparus "Marc BOLAN (T.REX) "

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hencot
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12-Les disparus "Marc BOLAN (T.REX) "

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MARC BOLAN (T.REX)
Dieu avait une guitare rouge ou L'enfant qui avait touché le ciel

En sortant de Putney Bridge, à Londres, et en roulant pendant cinq cents mètres environ sur Barnes Common, vous trouverez un virage serré et tomberez à votre droite sur une barrière bordée d’arbres, désormais recouverte de photos, bibelots, et autres modestes hommages à celui qui s’y fracassa une nuit de 1977.
C'est là qu’il y a une trentaine d’années, le 16 septembre, le chanteur Marc Bolan – contraction des premières et dernières syllabes de Bob et Dylan, une manière comme une autre de se faire un nom – s’écrasa dans la voiture de sa compagne et choriste, Gloria Jones, peu après quatre heures du matin. Il occupait la place du mort, rentrait retrouver leur petit garçon de 2 ans, avait toujours répété qu’il n’atteindrait pas 30 ans et se préparait justement à les avoir deux semaines plus tard, non sans appréhension.
Lui qui avait connu des débuts foudroyants avec son groupe T.Rex, pour Tyrannosaurus Rex, dans les années 70, qui avait lancé le glam rock et littéralement inspiré Bowie, Iggy, Ferry et tous les autres, sans parler du cirque à Gary Glitter, se voyait aujourd’hui débordé de tous les côtés, à gauche comme à droite, et contraint de devenir présentateur d’une émission télévisée où il recevait justement ses anciens concurrents, désormais triomphants. Un comble, pour qui avait fait un art du paradoxe et n’avait jamais eu le culte de la seconde place, la vocation d’un spectateur : « Ni Dylan ni Lennon ne sont meilleurs que moi, et ils le savent » lançait-il en 1971, à l’aube d’une série de succès qui avaient de quoi faire tourner la tête. Il est vrai qu’il allait signer coup sur coup Ride A White Swan, One Inch Rock, Jeepster, Telegram Sam, Metal Guru et Get It On, en deux ans à peine, tous numéro quelque chose au hit-parade, et que personne ne pourrait ensuite en faire autant, à commencer par lui-même! Ce n’était pas tous les jours qu’un poète de 23 ans passait des ballades folk éthérées à un gros son de boogie rock électrique, avec un look androgyne qui en annonçait d’autres, et il retomberait dès 1973 aussi vite qu’il s’était envolé, n’en finirait d’ailleurs plus de glisser de disque en disque, inexorablement, jusqu’à ce fichu arbre planté sur son chemin comme un point d’exclamation du destin : jusqu’où allait-il descendre comme ça, détruire la légende du Cygne blanc?
Car son dernier album – Dandy in the Underworld (Un dandy dans le milieu) – ne décollait pas, pas plus que le précédent ni celui d’avant, et pour comble de rage, il voyait naître un courant musical, le punk, qui révolutionnait le show-business et la société exactement comme il avait bouleversé lui-même le paysage du swingin’ London sept ans plus tôt : des mômes de 20 piges coiffés comme des Iroquois et sapés comme des as de pique qui croyaient avoir tout inventé, notamment la révolte, et s’adressaient à lui comme à un vieux croûton – 29 ans, il avait 29 ans et 11 mois, pas 100, les gars ! – pour ne pas dire à un dinosaure ou un tyrannosaure ! Ils ne savaient pas, ce qui était en soi une force et un moyen de ne pas douter : il avait lui-même fait ça en son temps à Cliff Richard, sauf que Cliff était encore là vingt ans après, top of the pop, ils auraient dû y penser! Alors, il perdait de la vitesse, et accélérait, même s’il n’était pas au volant, plus le tenant du titre et même pas le challenger, et d’ailleurs ne conduisait pas dans la vie. Là, c’était sa femme, Gloria, une ancienne de chez Joe Cocker, qui pilotait, et il se demandait ce qu’il fichait à quatre heures du matin dans cette Golf mini 1275 GT, serré comme un hareng, lui qui avait une passion déclarée pour les Cadillac, limousines et autres véhicules de maître, rien que pour ses yeux !
Après avoir écrit, produit, enregistré tant de bons titres en si peu de temps, de Hot Love à 20th Century Boy et Children Of The Revolution, inventé un son, un look, créé un groupe, et même révélé un producteur – Tony Visconti – que le jeune David Bowie s’était empressé de lui subtiliser, cet érudit, passionné de Tolkien, Cocteau, Max Ernst et Fritz Lang (notamment Metropolis), féru de William Blake et Ray Bradbury, ne savait plus trop où il en était. Pour avoir tout eu tout de suite, il oscillait entre une vie plus rangée, avec femme et enfant, et ses rêves de jeunesse, ces fantasmes d’âge d’or qu’il allait remiser backstage avec ses disques de la même texture. Off the record. Il perdait pied, commençait à se prendre pour Ziggy Stardust, l’homme qui avait raté sa vocation, et se disait qu’après sa tournée avec les Damned et une ultime tentative, juste une, pour retrouver le succès de son album Electric Warrior, il allait tout laisser tomber et passer à autre chose. Ecrire pour d’autres, produire, réaliser, filmer, écrire tout court : n’avait-il pas publié au tout début de sa carrière un recueil de poèmes très remarqué?
Il y avait comme ça deux ou trois choses dont il était fier, et qu’il racontait à l’envi : par exemple qu’à 13 ans, il était allé voir chanter Eddie Cochran à l’Hackney Empire, lors de l’enregistrement de l’émission télévisée « Oh boy! » en avril 1960, et qu’après le concert, il avait rencontré l’idole en coulisses, et porté sa guitare – la célèbre Gretsch fauve – jusqu’à sa limousine, juste quelques instants, quelques mètres infinis et au ralenti, sous l’œil amusé de la star. Des scènes pareilles ne s’oublient pas, et grandissent même avec le temps. Elles flamboient. C'était l’une de ses dernières apparitions publiques. Quand il avait entendu la tragique nouvelle, quatre jours après seulement, il avait regardé ses mains avec impuissance, à la recherche d’une réponse : il n’avait pas compris, et pris tout naturellement la suite, comme on remplit une mission. Endossé sa première Fender comme on entre dans la peau du personnage. En trois ans et 45 000 tours sur sa platine, Cochran lui avait appris en même temps qu’un petit guitariste juif anglo-saxon swinguant dans la langue de Shakespeare – c’est-à-dire lui, Mark Feld, de Barnes, London South West – avait toutes ses chances de réussir dans le show-business, et que... ce n’était pas vrai, puisque sa fin prématurée allait prouver le contraire et préfigurer la sienne, comme dans une parabole.
Puis il y avait eu Hendrix, son autre idole furtive, elle aussi foudroyée, à se demander comment son père spirituel de Dylan avait pu survivre. Toute sa vie, il avait retenu la leçon, la théorie de l’or et de la poussière, que tout était à la fois là et inaccessible, à portée de main et hors de prix. Chaque nuit ou presque, il s’endormirait en revoyant le sourire d’Eddie, sa lumière noire, ces quelques secondes volées au temps, dont on ne savait plus s’il les avait vécues ou rêvées, écrites ou réécrites, en entendant cette voix d’adolescent qui lui lançait de là-bas, de là-haut, avant le grand saut dans les ténèbres : « So long, boy ! You’re a nice guy ! Have a good trip ! » Aucun parent, aîné ne lui avait jamais parlé, reparlé comme ça, avec autant de simplicité et de vérité, d’homme à homme. Passé ainsi le relais à travers le superbe étui nacré, lourd et léger comme dans un songe, l’instrument encore vibrant, brûlant, fiévreux de la prestation « live » devant ce parterre de mômes qui hurleraient à vie ce cri strident de deux syllabes, grave-aigu : « Ed-die, Eddie, Eddie... ! » Eddie... Lui, il l’avait frôlé, touché, gardé pour lui jusqu’au dernier plan, à la dernière note, d’un rock au suivant, d’une route à l’autre. De Chippenham à Barnes, 1960-1977. Les banlieues londoniennes ne leur réussissaient pas. Mais il ne s’endormait jamais sans sa phrase, ces mots de fin du monde gravés en lui comme un talisman, une prière païenne : « Boy... ». C'était lui, le garçon dans l’ombre du petit géant, et l’un des derniers visages d’Eddie. Le meilleur résumé de la vie qu’on ait jamais fait.
Et dès qu’il avait pu jouer quelque chose chez lui, cela avait été Something Else, C'mon Everybody, Jeannie Jeannie et tout ça. C'est de là que venaient ses fameuses lignes de basse de Get It On, un savant medley, cocktail maison d’Eddie et Jimi, mais personne n’y avait pensé. Il était tombé dans le rock comme dans une potion, à genoux devant les posters de Bill, Elvis et Buddy, entré en carrière comme dans un roman : bassiste à 12 ans dans le groupe « Susie and the Hulla Hoops », trois gamines dont la chanteuse – la dénommée Susie avec un « S » – s’appelait en réalité Helen Shapiro et placerait six mois plus tard deux tubes au hit-parade, à 14 ans à peine. En 1960, la valeur n’attendait pas le nombre des années du côté de Soho, elle ne l’accompagnait pas non plus d’ailleurs, et ce succès prématuré et éphémère, joliment intitulé Walkin’ Back To Happiness, lui avait donné des idées et des ailes, d’autant plus que les autres gosses du coin s’appelaient Keith Reid, futur Procol Harum, Stephen Georgiou, alias Cat Stevens, David Jones, un jour Bowie. Une sacrée cour de grands, dans les écoles publiques d’alors. Et puis il était devenu « mod », comme Rod et David, disciple de lord Brummell, et même mannequin à 17 ans. Enfin folk singer à la Donovan, et artiste chez Decca.
C'était si loin, tout ça : de l’autre côté du succès. Et il avait tout vécu depuis, même sa mort professionnelle : « J’étais quasi au bord du gouffre. J’avais fait huit dépressions nerveuses et j’étais devenu fou cinq fois. On ne pouvait pas faire ce que je faisais et rester sain d’esprit. J’ai été pratiquement alcoolique pendant un an. J’ai passé six mois dans le sud de la France, assis au soleil toute la journée à boire du cognac. Je me remplissais les narines. Il n’y a rien de plus destructeur que le succès dans l’industrie du spectacle. A 14-15 ans, vous prenez votre guitare et vous rêvez de devenir la plus grande star de rock du monde entier. Quand vous êtes en pleine ascension, les gens sont trop heureux de vous donner des conseils, mais personne ne vous dit jamais quoi faire une fois que vous y êtes arrivé. C'est là que le rêve peut tourner au cauchemar »1. On n’a jamais mieux défini le « Métier », comme on dit pour signifier que les autres n’en seraient pas un. Et Bolan de se demander parfois pourquoi ses guerriers, gourous et dragons avaient marché et pas ses druides, elfes et farfadets précédents, pourquoi son concept « Zinc Alloy and the Hidden Riders of Tomorrow » n’avait pas eu l’écho de Ziggy Stardust and the Spiders from Mars, pourquoi David B. gagnait toujours contre Goliath en ce bas monde, et pourquoi il était de ce côté-là du manche de la Fender. Pourquoi la roue tournait soudain, dans ces mauvais virages que le rock met parfois sur votre route, entre flash-back et come-back, tribute et revival.
En attendant, il venait déjà de terminer son prochain album, plus énergique et musclé que jamais, heavy comme il disait, et le bœuf qu’il avait enregistré une semaine avant pour son émission « Marc » avec l’ami David lui avait manifestement fait le plus grand bien, sur un blues ample où ils avaient retrouvé à deux guitares le feu sacré des seventies, la seule école de musique qui fût. Il n’était pas mort, bon sang ! Dans un métier où l’on devient célèbre à 20 ans et anonyme à 25, ce n’était pas rien ! Il pouvait encore se toucher du doigt comme on touche du bois, descendre à l’improviste sur les boulevards et être reconnu, identifié sans qu’on cherche le nom qui allait avec le visage, entrer dans un magasin sans avoir à présenter ses papiers, même en pleine nuit ! Il aimait bien Londres, surtout à cette heure floue entre chien et loup, ce passage de la veille au lendemain, où l’on croisait des ombres indécises, des formes du néant comme dans les tableaux de Jérôme Bosch. Il adorait flâner, se faufiler, faire l’inconnu dans des librairies ou des clubs, aller regarder chez Rough Trade si ses disques étaient toujours bien en place, s’il respirait encore dans les bacs, entre « B » et « T », et divaguer à Soho, comme on remonte le temps, comme un Français en goguette. Jouer à quand on allait le reconnaître, ce petit jeu pervers des stars, en espérant que ce fût le plus tard possible et en s’affolant si ça ne venait pas assez vite, en mesurant le temps qu’ils mettraient à comprendre.
Il avait lu quelque part que l’acteur Jeff Chandler était comme ça, au temps de sa liaison avec Esther Williams : il s’habillait en femme, descendait dans la rue et s’ingéniait à passer doublement inaperçu, en tant que star et en tant qu’homme. Un truc de fou, digne de l’Actors Studio. A chacun ses fantasmes : lui, c’étaient les vêtements, qu’il collectionnait et dont il changeait jusqu’à trois fois par jour – on était mod ou on ne l’était pas, et on était sûr de le trouver chez Bilgorri, à Bishopsgate ou Ace, sur King’s Road, à la recherche de « pantalons de satin, de vestes lamées ou d’escarpins à boucle, de paillettes et de platform boots »2. Puis les voitures de luxe – six, bien qu’il n’eût donc pas de permis – et enfin ses guitares étalées, éclatées aux murs de son studio comme des toiles de maître, son tableau de chasse musical : 26 au total, dont un choix de Gibson, Stratocaster et même des vieilles Les Paul dont il jouait presque avec les yeux, de loin, en imagination. Mais il les aurait toutes troquées contre la Gretsch de Cochran, ce jour-là à Londres, son royaume pour cet Empire. Goodnight Eddie. Oui, la nuit, il redevenait une ombre, un inconnu, et il aimait ça, il écumait la vie jusqu’à plus soif. Et ils avaient passé la soirée du 16 septembre chez Morton’s, au 28 Berkeley Square, un club privé de Mayfair où l’on pouvait dîner au premier et boire un verre relax au second, goûter sur des sofas aux meilleurs vins d’une cave exceptionnelle sans être dérangé par personne qui ne fût membre du lieu, un membre n’ayant bien sûr jamais une idée aussi déplacée. Le genre d’endroit – « a private heaven » – où tu pouvais oublier au terme d’une journée de promo que tu étais une star, surtout si tu l’étais moins qu’avant et qu’un importun risquait de te le rappeler à tout moment.
Ils prirent le Railway Bridge, remontèrent Queen’s Ride, jusqu’au niveau du B 306, sur une route dégagée. Il connaissait le chemin par cœur, ne rentrait jamais à moins de deux ou trois heures du matin. C'étaient ses heures. La vraie vie était de nuit, dehors et à cent à l’heure, miles ou décibels. Trash and destroy. Et ils allaient voir ce qu’ils allaient voir : Bolan sur tous les fronts. Déjà, en janvier dernier, il avait entamé sa plus grande tournée depuis les années 70, et sorti son avant-dernier album, Futuristic Dragon, un titre à la T.Rex, avec London Boys, suivi à l’été de I Love To Boogie. Tout un programme. Et enfin, début 1977, ce superbe Dandy in the Underworld, plus ses six shows pour la chaîne de télé Granada, la même que feu Cochran, dont il avait à son tour repris le fameux Summertime Blues, comme on fait une encoche à sa guitare, et un album à superviser pour sa femme Gloria, et encore un en gestation pour lui-même. C'était peu dire qu’il ne chômait pas, qu’il en voulait, même s’il était rentré dans le rang et voyait toutes ces Formule 1 de la new wave le dépasser, entre deux stars disco. Même les vieux frères Gibb s’y étaient mis, damaient le pion à la bien nommée Donna Summer. Ne l’avait-on pas rebaptisé le « grand-père du punk », à l’instar du parrain du funk? C'était pourtant vrai qu’il avait tout inventé, à commencer par le Glam, et le payait dix ans après. Elton le lui avait bien dit, que dans la vie on ne vous pardonne jamais ce qu’on vous doit. Johnny Rotten à la radio, quatre heures cinq au compteur et quatre-vingt-dix kilomètres à l’heure. Demain à midi, un tournage, et puis, direction le studio, pour mixer. Dire qu’il y en avait encore pour croire qu’il s’amusait : tu parles !
Soudain, dans un virage, à Barnes Common, Gloria perd le contrôle du véhicule qui bondit sur le bas-côté, brise la rambarde et va s’écraser contre un sycomore endormi, le premier d’une longue rangée en lisière de la route. Toute vie est histoire d’échéances : cet arbre l’attendait depuis toujours. Le choc est sec. Marc, assis à la droite du conducteur, a tout pris, encaissé, comme dans son vieux rêve, l’homme à la guitare fauve, en route pour le ciel, et il va être à son tour éjecté de la voiture, projeté dans le fossé, tué sur le coup. Trois pas vers ses dieux. La portière est défoncée, le capot fracassé, les tôles boursouflées, le pare-brise en miettes : il n’avait aucune chance. Tout est arrivé si vite qu’ils n’ont eu le temps de rien, pas même de se rendre compte : la fraction de seconde où tout bascule, s’enchevêtre, le fin mot d’une vie. Cut. Le moteur ronfle encore, la machine soupire, sa route s’arrête là, et s’il avait vu, s’il avait su, il eût sans doute pensé à une autre scène, un taxi dérapant dans l’ombre dans le même périmètre avec deux autres chanteurs à bord, Eddie et Gene, et un seul survivant, il y a des années-lumière de ça. Il aurait songé aussi à Buddy Holly, qu’il avait toujours admiré, pour son jeu comme pour ses compositions. Mais il n’a rien vu venir, il est mort en vie, plein d’avenir, de rendez-vous et de projets, des plans à faire péter la comète de Bill Haley, la planète Presley et Tin Pan Alley. Il est parti en marche.
Il allait revenir, il le savait, c’était écrit. Il le fallait, avec toutes ces choses à dire et à partager, tous ces mots qui lui restaient en tête, toutes ces vies à vivre encore, qu’il était le seul à savoir et à voir défiler, filer chaque nuit derrière ses vitres, ses traversées de la nuit. Le monde entier l’attendait, il le sentait, la vie commençait, recommençait demain. Son fils Rolan était le plus beau bébé du monde, et il débordait d’albums et de concerts, de succès inédits qu’il connaissait déjà par cœur, de chansons parfaites qui leur diraient enfin tout, ce qu’il était vraiment, ce qu’il était devenu, en quelques notes et si peu de mots. Ce n’était plus qu’une question de planning, de dead line et de play list, une affaire de semaines. Mais il pouvait dormir tranquille, parce que son heure était venue et qu’il avait des milliers de standards au bout des doigts, de rocks sur le feu, des mélodies plein ses guitares, des idées partout où il regardait, toutes ses bonnes fourmis de la nuit, et un seul mot à la bouche : le « Roi de satin » est bien vivant!
Les Dinosaures ne meurent jamais, ou bien ils renaissent un jour de leurs cendres, tel Goliath chassant David de la vallée d’Elah...
Alain..

Site sur le son et l' enregistrement de Claude Gendre http://claude.gendre.free.fr/

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