Spendor S100

Le maillon principal de la chaine.
Répondre
Avatar du membre
Jo775
Membre no life
Messages : 2150
Enregistré le : lun. 5 juil. 2010 14:14

Spendor S100

Message par Jo775 »

Bonjour,

Assez heureux d'avoir pu réaliser ce petit rêve de gamin, je vous propose la petite histoire suivante d'une enceinte assez renommée.

En espérant que vous aurez autant de plaisir à lire ce compte rendu que j'en ai à naviguer sur ce forum!

Spendor S100, un rêve de gosse.

L'une de mes premières Revues du Son achetées vers fin 1992, me fait découvrir de beaux éléments. Audio Research V35, des enceintes monuments, Clearfield Audio vendues à 68.000 francs la paire... de magnifiques Tannoy D700, des Spendor S100... Des Cabasse Galiote M2 + compensateur actif M3... Ha! Si seulement j'avais les moyens de me payer des Triangle Scalene ! C'est une époque où la majorité des produits étaient déjà encensés. Du Nad 3225 PE aux JBL TI 3000 sans parler de l'épanouissement de la toute jeune entreprise française JM LAB....

Certaines pages plus discrètes de la NRDS exhibent en catimini (c'est si affriolant!) les blocs mono Mc Intosh MC 2600... "capables d'alimenter tout ce qui existe sur la planète Terre!" du bas de leur 2*600 Watts de 2 à 16 ohms (qui aiment les fans...). Ha! Les belles Confluence Cantilène... dont la renommée a même fini par constituer une amicale sur le net, ultime évolution d'un modèle qui remonte aux début des années... 80! Je suppose que vous avez deviné que mon rêve s'est glissé dans l'une de ces références ci-dessus!

S100
P
E
N
D
O
R


Loin d'être les plus onéreuses du marché, les Spendor S100 sont conçues pour un usage domestique avec la qualité "monitoring". Les canons de la beauté se synthétisent en deux mots: neutralité, fidélité. Dans la réalité, et pour les amateurs avisés, ce sont fondamentalement des systèmes électrodynamiques sans compromis quant à l'étendue, la retranscription effective de la bande passante; une puissance acoustique impressionnante, une maîtrise de la diffusion stéréophonique digne de ses qualités de transparence. Enfin, le monitoring exige de ces outils professionnels, de très faibles taux de distorsion. Qu'ils soient d'intermodulation ou par harmoniques. Vendues 21500 francs la paire sans les supports et 25000 francs avec, à cette époque, on sait d'emblée que l'on en aura pour son argent, et même qui sait, pour la vie! La NRDS résume ceci, qui constituera l'argument commercial de fond de nombreuses années après leur sortie:

"Les Spendor S100 méritent d'être classées parmi les quatre ou cinq meilleurs enceintes testées jusqu'à présent, ce, toutes catégories (prix ou taille) confondues."


Des enceintes qui réunissent linéarité, neutralité, dynamique, définition, et aucune coloration liée à la caisse. Voilà l'indéfectible recette que tous les fabricants souhaiteraient savoir vraiment cuisiner, pour enfin donner la vie à des enceintes dont le but est de se faire oublier! Quoi de mieux pour illuminer les pupilles de l'adolescent que j'étais?!

La S100 est une enceinte bass-reflex 3 voies. De dimensions assez importantes pour des "bibliothèques" :D soit 70*36,5*43 cm, elles pèsent chacune pas loin de 40KG. 36,5 exactement. Les pieds quant-à eux, doivent approcher les 15 ou 20KG.

Dotée de deux HP estampillés Spendor, (grave et de médium) le troisième, l'aigu est lui d'origine scandinave, Scanspeak. L'originalité des évents se trouve dans leur intérieur, curieusement garni de mousse. L'accord est situé à 24 HZ! Le grave est un 30cm, membrane en bextrêne, matériau déjà utilisé chez Kef et Spendor dans les légendaires LS 3/5A. L'aimant est en ferrite de baryum. Rien à voir avec le cirque Barnum ni le film de Stanley Kubrick, Barry Lyndon...Le médium est un 15 cm en polypropylène traité. Le tweeter; un dôme souple de 19 mm.

Le filtre passif prévoit le tri-câblage. Et la tri-amplification. Les expériences majoritairement retranscrites sur le net se seraient montrées moins réjouissantes en bi ou tri-amplification plutôt qu'en utilisant un seul ampli mais idéalement choisi. A ce sujet, comme il n'a jamais été question de sonoriser un stade avec un Nad 3020, ni d'avoir besoin de 2*500w chez soi, ces enceintes exigent évidemment un minimum de courant. Mais elles savent aussi s'exprimer avec une puissance moyenne.

Je n'ai pas encore ouvert les bestiaux. Les hauts-parleurs sont en parfait état. Les caisses présentent d'infimes rayures sur le dessus. Seul l'un des supports perd un peu sa teinte noire sur la partie horizontale et basse du pied. Le respect pour ces belles me commande juste de ne pas les disséquer. Parois en médite. Mousse alvéolaire. Charge close pour le médium. Nous remarquons aussi que le tweeter est bizarrement situé au centre des deux évents. Pour l'ignorant que je suis en acoustique, je me dis que la diffusion de ce registre doit se faire gêner par ces deux derniers, ce qui aussi devrait se traduire par un déséquilibre dans le placement des interprètes, ou du moins dans la stabilité de la scène sonore. Nous entendrons bien...

Les S100 sont données pour un rendement de 89,5 db. Soit un rendement moyen vis à vis de qui se produit généralement. Il ne s'agit pas non plus de 84db. Sachant que ces données sont valables non pas depuis 100HZ jusqu'à 20Khz, mais bien en deçà des 50Hz qui est généralement la limite ultime des enceintes domestiques classiques. Jean Hiraga recommande un ampli de 69 à 120w pour que les belles donnent le meilleur d'elles-même.Ces enceintes bénéficient d'une aura bien à elles. D'un côté, par leur provenance britannique, mais aussi vis-à-vis du lien intrinsèque avec la BBC. La radio-télévision anglaise disposait d'un laboratoire où Spencor Hugues a mis au point quelques belles réalisations! BC I, BC III, LS 3-5A...

Pour jeter un pavé dans la marre, à condition que ceci reste entre nous, et évidemment de respecter les règles habituelles de bon sens, ces enceintes ne sont pas impossibles à driver, capricieuses et in-maîtrisables dans le grave comme les forums pourtant sérieux s'amusent à en diffuser la rumeur. Je laisse enfin chacun apprécier la lecture du Banc d'Essai de la NRDS et des forums à leur sujet.

Permettez moi de vous conter la petite histoire de l'écoute chez M. F. , le vendeur. Ce sont les Spendor SP 9/1 que nous avons écoutées ensemble en premier lieu!


Les SP 9/1:


La source est une toute nouvelle platine Microméga assez excellente je dois avouer, même pour un analogico-convaincu que je suis, et pour le prix. L'ampli, un Accuphase E 206 dont j'ai du lire l'essai dans l'un des tout premiers Haute fidélité. Beaucoup de Jazz au programme. Ce qui tombe bien car le répertoire est excellent et me permet d'en apprécier autant de morceaux que je ne connais pas. Échange de bons procédés, mes disques de classique sont très appréciés également. Les premières plages comprennent des mouvements de contrebasse et solos de batterie. Du piano, des œuvres orchestrales, un concerto pour piano et violon de Mozart, les concertos pour violoncelle de Vivaldi...

C'est merveilleux de plénitude, de présence, de dynamique. Quels timbres! Quelles subtilités de nuances sur les cymbales et même! Quels que soient les instruments, cette expérience me fait prendre conscience que c'est ce que j'ai entendu de plus jubilatoire et convainquant. Pourtant, il n'y a pas des mille et des cent en amont:

La scène se situe absolument derrière les enceintes de manière résolument plus nette qu'avec mes systèmes Celestion. Anglaises oblige, il y a comme une parenté, une familiarité sonore entre ces marques. La focalisation est assez hallucinante à plus d'un titre. Car ce n'est pas un "point" dans l'espace qui diffuse un son de violon ou de contrebasse. Mais l'enveloppe, la masse d'air déplacée et retranscrite par l'instrument, comme au concert, produisant ces vibrations! La cohésion des HP entre eux donne une telle impression d'équilibre que même les meilleurs large bandes entendus par mes petites oreilles n'atteignent pas. La bande passante ne souffre aucune question: le grave et l'extrême doit être plus fin, nuancé et profond que n'importe quel caisson de basse. En fait, qu'est-ce qui fait question?! On perçoit les infimes inflexions dans la force de frappe sur les cymbales... les pianos sont de toute beauté et donnent clairement la notion de sa taille. La richesse harmonique nous donne l'impression permanente d'un Direct chez soi... La dynamique des percussions nous fait percevoir la taille de chacun des toms. Les impacts, la pression sur les peaux... la propagation des sons dans l'air... Tout cela vit dans la SP 9/1! On apprécie plus le talent des interprètes que le nombril que nous regardons en s'improvisant journaliste hifi.




Écoute des S100:

Incontestablement, l'ampleur des S100 est plus grande. Les mêmes disques passent avec une présence située plus "en avant". Les instruments évoluent plus "dans" la pièce que "derrière les enceintes", même si la profondeur générale en impose toujours autant. Même si cette scène est moins derrière, elle ne manque pas de réalisme! Ce n'est pas moins bien, ni mieux, c'est "une autre" proposition.

Clairement, on ressent vivement le côté "monitoring" des S100. Ça pousse un peu plus sévère et avec profondeur dans les premières octaves. Les SP 9/1 sont absolument irréprochables même aux oreilles des plus chevronné dans la critique froide et parfois bête d'une enceinte hifi. Ici, tous les critères audiophiles sont avalés. Le bouquet, c'est que la musique s'impose... Si ces dernières se montrent peut-être plus discrètes dans le bas du spectre, elles n'en manquent pas moins de raffinement, sont encore plus déliées, plus à l'aise et plus fines quant aux nuances des extrêmes aigus. Petite précision: les SP9 disposent des mêmes HP que la 100. Le volume de charge du grave me semble plus important sur la 9. La S100 est un peu plus ample... peut-être aussi plus chaleureuse. Elles plaisent à mon vendeur. Un peu trop? Pendant une heure, nous avons discuté, car M. F. préfère ses S100 et ne veut plus les vendre! La transcription plus ample, plus présente dans le bas du spectre sied mieux aux goûts de mon hôte... Misère!


Je vous passe le moment de délibération qui pour l'un comme pour l'autre devenait aussi gênant qu'intense! Finalement, M.F., chez qui j'ai passé un excellent moment, me dit de partir avec les S100! Son accueil, ses goûts musicaux, sa sympathie, son naturel, son choix du matériel font que nous nous tiendrons certainement informés de nos évolutions à venir.


Au bercail.

Frayeurs qui précèdent la mise en route, complétées de la jubilation infantile du déballage du nouveau jouet... Chacun a déjà ressenti cela! Je vous passe les détails et la suée pour monter les bêtes dans mon antre, seul. Je les positionne, pour commencer, exactement là où j'avais positionné les 44 dont les 30 cm faisaient à haut niveau bouger les armoires... de ma voisine. Je laisse mijoter un peu. Je dois dire que le Marantz 170 fonctionne plutôt bien avec. OUF!

Je pense maintenant que les possesseurs de ce type d'enceintes dont le propos est de mettre en avant la délicatesse de fonctionnement, les difficultés de mise en place...etc, tiennent ces propos pour se les garder jalousement si une paire se présente en occasion. Peut-être aussi pour ne pas donner de la gelée royale aux cochons! Voire parfois pour s'auto-congratuler d'un savoir ou savoir faire transmis par les Dieux de l'audio et par là-même d'étaler ce pseudo savoir sans en diffuser, bien entendu, les ficelles. Ce qui ne tardera pas de boucler la boucle et finir l'achèvement de ce processus qui énerve si souverainement ceux qui n'en ont pas! Quoi de plus déroutant et de dissuasif à toute velléité de s'aventurer dans une telle expérience?

J'ai laissé l'ensemble fonctionner doucement. Les vu-mètres de l'ampli restent largement en dessous des 5w et le niveau est déjà bien important pour une écoute domestique, sans entacher ce réalisme que tout mélomane exige. Mes angoisses de départ se dissipent. Me disant que si ça fonctionne merveilleusement bien à bas niveau, cela devrait aussi suivre à haut. Mes superstitions en la matière me font croire qu'il faut aussi un moment d'adaptation entre les appareils. (Oui, mon oreille aussi...)

En montant le volume, tout se passe bien. Je ne pense pas me tromper non plus en disant que l'Accuphase de M. F. maîtrise mieux l'ensemble. Il m'a semblé que le 170 était un peu plus brouillon sur certaines masses orchestrales, dans la mesure où il sollicite plus tout de même son alimentation qu'avec les Ditton 44. Aucune frustration cependant en termes de bande passante, rien en avant, c'est magnifique.

Sans compromis, ces enceintes sont d'un niveau d'aboutissement qui concrétise une largeur de bande passante, une puissance acoustique réjouissante et un taux de distorsion subjectivement très faible.
Modifié en dernier par Jo775 le dim. 5 mai 2013 21:22, modifié 3 fois.
Jonathan

Klemp

Re: Spendor S100

Message par Klemp »

Un vrai CR de professionnel... félicitations à toi pour cette fantastique acquisition... :repect:

Avatar du membre
Jo775
Membre no life
Messages : 2150
Enregistré le : lun. 5 juil. 2010 14:14

Re: Spendor S100

Message par Jo775 »

Bonjour, merci pour vos appréciations! Je regrettais franchement de ne pouvoir lire les impressions des personnes qui possèdent certains appareils mythiques. J'en découvre tant ici qu'il me paraissait juste de vous faire profiter de mes derniers jouets en guise de remerciements!

Je n'ai pas encore "fait le tour" de ces enceintes. Elles se comportent évidemment un peu différemment des Celestion mais, l'esthétique sonore (anglaise?) en est proche dans l'esprit. En matière de bande passante et de timbres notamment, ce sont des enceintes qui se suffisent à elles-même.

Les Ditton de cette époque sont old school en apparence mais les conceptions sont simples et efficaces. Si les S100 sont classées hors concours, les 44 sont aussi d'excellentes enceintes qui rendent la majorité des produits accessibles d'aujourd'hui sans grand intérêt. Elles pourraient coûter plus cher sur le marché de l'occasion, surtout compte-tenu de la grande démesure du marché vintage. Sans esbroufe, elles ont été conçues pour traverser les décennies sans qu'on leur reproche quoi que ce soit d'un point de vue plaisir perçu. Ce sont des enceintes aujourd'hui accessible mais abouties. Il faut donc garder ses Ditton 44! Le seul reproche que j'ai pu leur trouver quand j'ai installé les miennes, ce sont les mousses cubiques d'origine flanquées derrière les HP de médium. Je ne comprenais pas pourquoi le son était un peu bridé et étouffé dans ce registre. J'ai remplacé par un peu de laine de roche. Ce qui a grandement amélioré le naturel.

Les Spendor sont un couronnement, un parachèvement dans la même lignée. Timbres, dynamique, définition, linéarité. Elles ont tout pour plaire! Si vous trouvez aussi un jour des SP 9/1, ce sont des enceintes fabuleuses aussi. J'aimerais bien trouver ce qui distingue les composants pour les filtres respectifs.

Bonne journée!
Jonathan

Klemp

Re: Spendor S100

Message par Klemp »

Jo775 a écrit :Bonjour, merci pour vos appréciations! Je regrettais franchement de ne pouvoir lire les impressions des personnes qui possèdent certains appareils mythiques. J'en découvre tant ici qu'il me paraissait juste de vous faire profiter de mes derniers jouets en guise de remerciements!


;) Je comprends ce que tu veux exprimer..

Durant de trés nombreuses années, j' avoue avoir parcouru les articles des revues spécialisées Audio et m' être souvent retrouvé avec un sentiment de """déjà lu"" dans le sens ou ces articles m' ont toujours paru dythirambiques et empreints d' un manque d' objectivité patent..

J' ai une bonne partie de la presse Française Audio de ces 50 dernières années sous la main, et également la presse étrangère, surtout Américaine.....

A mon sens, et cela n' engage que moi ;) , parler d' un élément dans le subjectif, de ses qualités et également de ses défauts n' est valable que dans le cadre d' une comparaison avec des éléments de classe et de prix équivalents et connus...

La presse Américaine le fait trés bien, depuis trés longtemps... quand quelque chose fonctionne, elle le dit avec des points de comparaison sur des produits connus, et quand ça ne fonctionne pas, elle le dit également.. et n' hésite pas à demander des explications aux constructeurs.. !!!!

On n' a jamais vu cela en France... Pour en avoir discuté souvent avec des responsables de presse Français, ceux-ci sont ""pieds et poings"" liés par le budget publicitaire des annonceurs qui les fait vivre...

Mais revenons à notre sujet, ....... pour dire que je pense que cela est également valable pour les CR que l' on présente dans ces lignes.. il faut avoir la possibilité de comparer et toute révélation subjective est trop personnelle...

Il m' arrive d' émettre un avis sur tel ou tel appareil.. mais je me refuse à rentrer dans l' éclat de compliments ou de reproches qui ne peuvent être basés que sur mon expérience propre..

Et il y a de fortes chances que je passe plus de temps à émettre plus de critiques que de compliments, et je n' y tiens pas.. :)

Avatar du membre
Jo775
Membre no life
Messages : 2150
Enregistré le : lun. 5 juil. 2010 14:14

Re: Spendor S100

Message par Jo775 »

Bonjour Jean,


Merci de ton intervention qui me fait honneur. Elle soulève des questions... pas faciles, qui ont fait l'objet de quelques confrontations sur un ou deux (douze?) forums. Les objectivistes, les subjectivistes, les audiophiles, les vintageux... les histoires de câbles... les tubes versus transistors... analogique/numérique... Où se trouve l'honnêteté avec les autres et avec soi-même, scientifique... dans tout cela? On reste souvent prisonniers de nos schémas! Nous sommes constitués à peu près de la même manière. Seuls nos goûts, expériences et éducations changent. Et ça, tout le monde le sait. (Non...)

Dans un forum, nous les évoquons, ces expériences. Il y a toujours un côté étalage, démonstratif peu noble... un peu grossier, vulgaire. Populaire. "Regarde, tiens! T'as vu?" Mais il y a aussi ce partage moins direct que dans les colonnes d'une revue. Nous sommes malgré tout nombreux à en avoir bouffé aussi avec grand bonheur!

S'il n'y a pas de vérité absolue, (y en a t-il dans la vie?) mais que des retranscriptions données et valables à un moment donné, les expériences sont peut-être plus communicantes dans la mesure où justement, ici, nous pouvons remettre en question, se soumettre nos idées et nos objections. Poser nos questions... Cela ne vaut pas dire qu'elles soient plus probantes.

Dans une revue, nous nous en "remettons" à l'objectivité sous-entendue du journaliste. C'est plus un catalogue commenté. Quant à son sens du Devoir, sa déontologie, à ce journalite... A chacun de se fier ou non à la parole d'autrui. A ceux qui soulèvent des ambiguïtés de les mettre à jour et d'en apporter ses réponses. A chacun ses exigences avec les autres mais surtout avec soi.

C'est très français (qu'est-ce que cela veut dire, déjà?) - car nous conservons beaucoup de nos préjugés issus d'une logique scolaire schématique, rudimentaire (administrative?) de laquelle on a beaucoup de mal à s'extraire - que de vouloir cataloguer. Mettre des croix dans des cases, tout ça... La solution c'est de sortir de ce champ. D'avoir justement des exigences hors normes.


Ce n'est pas facile de ne pas être subjectif dans la mesure où la passion est quelque chose de vécu personnellement, puis soumise à la vie collective. Dans la passion, on veut rarement être objectif. Une belle femme nous aveugle et c'est tant mieux! :D (attention à la chute!... Trop tard.)

Aussi, le collectif ou la majorité n'ont rien à voir avec l'objectivité. (Demandons à Galilée, Copernic, Giordano Bruno). Déterminer où est l'objectivité n'est pas non plus évident car comme tu le soulignes, elle est soumise à quelques conditions aussi. Il ne suffit pas de se décentrer de soi pour prétendre à l'objectivité: si l'on ne se fie qu'aux mesures par nos instruments, un ampli Audionote est objectivement très mauvais et l'ampli du supermarché, meilleur!


Oui, la démarche de l'information est déjà calibrée. La liberté de la presse est relative exactement à ce que tu évoques! Le flouze. Si cet état de fait n'était valable que dans la presse audio... Il y a comme un contrat implicite entre journaux et lecteurs. Une approche partisane... un courant politique, une caste. Un rien qui lie et fidélise un peu le lecteur qui en aura pour son argent de petites et grandes histoires.

Il est toujours sous-entendu que les maillons testés le sont dans une fourchette de prix qui permette la comparaison. On parle d'écoute critique, d'équilibre subjectif. D'écoute par deux ou trois auditeurs... Cela ne suffit jamais. Il faut écouter pour soi!

L'avantage des forums c'est que nous ne sommes justement pas liés avec les annonceurs. Mais confrontés à nos propres limites et faiblesses. Il y a dans nos expérience aussi bien à boire qu'à manger (et parfois c'est le cas!). Dans toute démarche de connaissance et d'expérience, il y a un tri à faire, un cheminement, des expériences-école... Des expériences qui servent à d'autres, celles qu'on apprécie et celles que l'on rejette.


Ce que tu dis est donc aussi valable pour mon expérience de la Spendor que je ne puis comparer qu'à ce que j'ai entendu et possédé auparavant, pas forcément dans les mêmes circonstances et les mêmes maillons, c'est évident.

Je m'en suis rendu comte à plusieurs reprises. Et surtout suite à un CR sur le Marantz 1060. Je crois que c'est le premier appareil qui m'ait fait rêver, gamin. Quand on en fait un CR 20 ans après, on ne peut être entièrement froid et objectif. Je pense aujourd'hui que j'aurais pu limiter l'emphase. Mais le but n'était pas d'être qu'objectif, ni de faire passer des vessies pour des lanternes. Tout possesseur de ces appareils qui sont testés s'y reconnaîtront ou non.

Je suis encore de ton avis, lorsque tu dis que "toute révélation subjective est trop personnelle..." mais il y a des révélations subjectives plus positives que d'autres, et des personnalités que l'on préfère aussi, en fonction de nos goûts. Il y a aussi des expériences et conseils à suivre donc.
La tienne singulière par la collection Marantz intéresse au moins une personne!


Mais bon, j'enfonce des portes ouvertes, et Aïe!!! Le pire c'est que je me suis fait mal! :)



Bonne journée!

Tiens, un 7C!

Edit: merci encore pour vos appréciations!
Jonathan

Avatar du membre
Modératube
Super Modérateur
Messages : 3027
Enregistré le : lun. 9 nov. 2009 21:09
Localisation : France

Re: Spendor S100

Message par Modératube »

Modératube

Avatar du membre
Jo775
Membre no life
Messages : 2150
Enregistré le : lun. 5 juil. 2010 14:14

Re: Spendor S100

Message par Jo775 »

Comme il n'y a plus de photos hébergées...



Image

Image

Image

Image

Image

Image

Ce ne sont certainement pas les meilleures enceintes du monde, mais pour le prix, le rêve qu'elles ont suscité en moi, ainsi que le bonheur de les écouter, c'est tout de même une bien belle œuvre anglaise!

Les petits défauts de boiseries ont été corrigés depuis.
Jonathan

Avatar du membre
ASTERO
Membre confirmé
Messages : 21
Enregistré le : jeu. 22 nov. 2012 15:08
Localisation : Lorraine

Re: Spendor S100

Message par ASTERO »

Jo775 a écrit :Comme il n'y a plus de photos hébergées...


Ce ne sont certainement pas les meilleures enceintes du monde, mais pour le prix, le rêve qu'elles ont suscité en moi, ainsi que le bonheur de les écouter, c'est tout de même une bien belle œuvre anglaise!

Les petits défauts de boiseries ont été corrigés depuis.

Les Meilleurs enceintes du Monde n'existent pas...mais les Spendor S100 (SP100...), sont au dessus du lot par rapport à beaucoup de référence actuelle et passé...et elles sont une référence en matière de retranscription audio, et peu de constructeur aujourd'hui peuvent se vanter de fabriquer eux même leur HP...comme Spendor...

Klemp

Re: Spendor S100

Message par Klemp »

Ca me fait plaisir de voir ce sujet réactivé par son auteur, surtout que les photos avaient disparues ...

Magnifique réussite

Avatar du membre
Jo775
Membre no life
Messages : 2150
Enregistré le : lun. 5 juil. 2010 14:14

Re: Spendor S100

Message par Jo775 »

Merci vivement à vous! Si peu de personnes parlent de ces enceintes, de nos jours! Je suis loin d'avoir épuisé leur potentiel avec mes petites électroniques.

Certains ingénieurs du son les utilisaient avec un Audia Flight 100, joli petit ampli de 50 kg, bien que la masse ne soit pas un canon de musicalité.

http://tecsart.com/marques/audia-flight ... t-100.html

J'aimais beaucoup voir ces enceintes dans les rares et discrètes publicités d'époque:

Image

Image

Edit: je proposerai quelques photos plus agréables à l’œil dès que possible, les petits défauts de bois m'irritent l'iris! :)

Je me demande si un 8B (comme derrière les S100 c'est mon second rêve!) serait à même de les alimenter harmonieusement?!
Modifié en dernier par Jo775 le mer. 16 janv. 2013 18:54, modifié 2 fois.
Jonathan

Répondre