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Il n'était pas prévu qu'il arrive à la maison, c'est juste une histoire de hasard, le résultat d'une rencontre éphémère et poétique.
Dans la rubrique enceintes, vous lirez l'histoire des Jensen LS-3b. C'est en parlant avec la dame que cet ampli est arrivé. Pour elle il n'avait que la valeur des souvenirs, comme les enceintes, alors finalement je suis reparti avec cet ampli en plus des enceintes, (inutile de parler de prix, dérisoire, il est des instants qui ont plus de valeur que tous les billets fussent-ils couverts de chiffres); parfois le hasard fait bien les choses.
C'est un ampli de 1975, la génération d'avant les AM 2400.
Donné pour deux fois 30 W, ampli et préampli séparables, et une anachronique entrée micro mixable.
Pour les photos, l'Apn est à l'agonie, il se mélange les programmes, alors il a fallu jouer un peu.

J'ai oublié de faire une photo du dos de la bête, alors en voici une du net, le mien a les cavaliers pour la liaison ampli préampli.

Vous remarquerez les étranges prises pour les enceintes. En fait en cherchant sur le net, j'ai trouvé que chez Akai et Pioneer, ils avaient des cavaliers spécifiques comme ceux là, que je n'ai pas.

Mais les fils se placent facilement à l'intérieur et tiennent bien. Pour la deuxième paire, c'est du din classique.
L'intérieur est comme ceci, n'attendez pas de moi des commentaires techniques…

Sauf qu'il n'y avait quasiment aucun crachotement, hormis sur les boutons sélecteurs. Il a quand même eu droit à sa dose de bombe contact.

L'écoute:
Elle s'est d'abord faite sur les Sansui SP30 (en attendant les suspensions pour les Jensen) en comparaison avec l'HK 401.
Là, franchement il est très difficile de désigner des préférences. Ce n'est pas très différent, la différence de puissance ne se fait pas vraiment sentir, l'Akai est peut-être un peu plus "rond" un peu moins doux, mais franchement, ce n'est pas évident.
La seule vraie différence se fait au niveau de l'entrée phono, avec l'Akai un voile semble s'être levé, enfin, ce n'est pas le jour et la nuit non plus, juste un peu plus de finesse, de clarté sur l'entrée phono du Akai, c'est minime mais réel.
L'écoute avec les Jensen est tout à fait différente, le rendement des enceintes est un peu plus faible et surtout il y a du grave, et sur les musiques non acoustiques; l'Akai, peut-être à cause de sa puissance supérieure donne plus de corps au message, et autre point important, l'image est plus stable, plus précise qu'avec l'HK.
Que ce soit Yves Simon "Un autre désir"; Elliott Murphy "Night Lights" Didier Lockwood, ou tout ce que j'ai pu écouter depuis quelques semaines, il ne semble pas avoir de préférences. J'ai retrouvé des orchestres symphoniques qui ont de l'ampleur (mais ça c'est surtout à cause des enceintes), il reste très clair et avec une image très stable même sur les masses orchestrales complexes.
En fait, on retrouve un peu de cette "coloration" particulière qu'amènera quelques années plus tard l'AM 2400, cette impression que l'ampli est beaucoup plus puissant que ces spécifications le laissent entendre. Il y a un air de famille évident avec le 2400, avec peut-être un petit peu plus de soyeux dans le médium mais un petit peu moins de puissance brute.
Cet ampli m'a vraiment surpris, surtout que je n'avais pas l'intention de changer l'HK401.
Au final, l'Akai est resté ici à l'étage et l'HK401 est descendu alimenter les Antigua avec lesquelles, d'ailleurs, il s'entend très très bien.
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