Et bien je vais pouvoir témoigner. J'ai un DCX 2496, et je suis allé encore plus loin que les modifs effectuées par Selectronic.OuI, Le choix du filtre actif Behringer DCX 2496 est étrange, certes il permet des réglages plus fins qu'un filtre analogique, mais n'est-ce pas au prix de ''tuer'' le signal, lui ôtant toute vie, ce qui est pourtant le but d'une installation haut rendement ?
Cet outil est bien pratique pour régler les fréquences de coupure, (fréquences + pentes), et bien pratique pour la mise en phase des hp par retard numérique. On arrive pile poil, grâce à lui, à obtenir des résultats à la mesure superbes. Courbe amplitude/réponse près des Fc sans trou ni bosse, excellent recouvrement entre hp, un ouaterfolle de dingue, à l'écoute tout est uniforme, vraiment. On a l'impression qu'un seul hp joue, que vous soyez en 3 ou 4 voies.
Mais... car il y a un mais.
Qu'est ce qu'on se fait ch.er ! Tout est plat, sans vie, aseptisé, clinique, formolisé, salle opératoirisé... vous avez des triodes du bas médium à l'aigu ? Changez les, et remplacez le tout par des amplis en classe D, ou des intégrés japonais vendus chez carrouf à la fin des années 70... le résultat sera aussi mauvais. C'est d'une platitude à en mourir.
Ce n'est pas le signal que l'on tue, un électronicien ne peut pas se permettre de dire ça. C'est la musique que l'on tue.
La différence avec un filtre actif analogique digne de ce nom, qu'il soit à composants discrets comme le sony 4300F ou le pioneer D-23 que je possède, est immédiate. Pas besoin d'oreille exercée pour entendre la différence, tellement c'est flagrant. Même en choisissant des Fc et leurs pentes pifométriquement, le résultat est meilleur. On peut aller encore plus loin avec des tubes, ou en hybridant transistors et tubes.
La solution passif par réseau RC est très intéressante, mais les pertes en gain dès que l'on passe en 12db/oct ou plus sont importantes. Il faut alors des amplificateurs à faible niveau d'entrée pour la puissance max. De plus, l’absence d'isolation entre chaque cellule de filtre fait qu'il y a interaction entre les cellules...
Les filtres actifs numériques (et pas que DCX 2496) sont très pratiques pour la mesure... pas pour l'écoute. Vous bannissez les sorties analogiques des DAC contenant des AOP ? Vous bannissez les préamplificateurs contenant des AOP ? Pourquoi pas... Mais dans ce cas, pourquoi alors utiliser un filtre actif qui en est truffé ? Un peu de logique... je comprendrais si les résultats d'écoute étaient probants, car après tout il n'y a que ça qui compte... mais c'est très loin d'être le cas !
Peut-être parce qu'à l'époque, il n'en avait pas trouvé... ou qu'il a acheté l'ensemble ainsi.Le choix de l'Altec 288-16L est surprenant. On sait que la série des 288 était pilotée par des aimants Al-Ni-Co 5 jusqu'à la version 288-8K et 288-16K, apparue vers le milieu-fin des années 1970. À moins que je ne me trompe, la raison pour laquelle Altec est passé de l'Al-Ni-Co à la ferrite était purement économique, avec la montée des prix de l'énergie dans les années 1970 et les difficultés d’approvisionnement. Hors la ferrite est souvent moins bien coté que l'Al-Ni-Co niveau son. Alors pourquoi avoir choisi les 288-16K comme moteur ?
Il n'y a pas que ce choix qui est surprenant... un cd 723 dans ce système, c'est se passer de pas mal de choses... quoi qu'avec le DAC behringer en aval, on ne doit peut-être pas entendre la différence entre un cd 723 et un lecteur digne de ce nom... car là aussi, je peux promettre que cette différence est énorme.
