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gillesn a écrit : Trouver un filtre analogique qui permet d'aller plus loin que ce filtre
Plus loin que quoi donc ...?
gillesn a écrit :
Par contre, là où je ne vous suis plus, c'est sur les sources numériques. Je vous garantie que celui que j'utilise n'a rien de bouché ou d'artificiel, pas plus que le système dans lequel il fonctionne
Il faudrait nous donner plus de précisions sur le système que tu utilises.
gillesn a écrit :Trouver un filtre analogique qui permet d'aller plus loin que ce filtre, qui fait tout le traitement du signal avant la conversion, donc en ajoutant plein de bidules derrière un convertisseur, avant ou après les amplis, je n'y crois pas une seconde. Parce que techniquement, ça me parait impossible mais je ne demande qu'à voir ou à entendre, et en particulier sur mon système.
C' est justement ce qui est expliqué ... Il faut tenter de s' en affranchir sans passer par l' artifice du numérique. Avec une salle d' écoute de 45m2 et un système composé comme le tien, sur quel point as-tu buté pour choisir l' option numérique ?.
gillesn a écrit :
Qu'ils soient numériques ou analogiques, quelles type de filtres avez vous eu l'occasion d'essayer ou de fabriquer?
Ceux dont tu parles, ceux présentés dans cette rubrique et d' autres non encore présentés.
Comme toi, j' utilise des éléments Onken, et en dehors de la mise en phase, je ne vois pas ou il est nécessaire d' effectuer quelconque correction.
Ce serait un plaisir que tu nous présentes dans ce sujet ton système.
Comme c’est un peu fastidieux, j’ai préféré mettre la description de mon système en fin de message.
Tu parles de corrections. Effectivement, la plupart des filtres numériques donnent un son qui semble éteint lorsque on leur demande de faire de la correction en fréquence. En ce qui concerne le Lake, ce n'est pas le cas, à l'évidente condition que les corrections demandées soient opportunes.
En analogique, le filtre qui m'avait donné le plus de satisfaction est un diy 6dB passif RC avant les amplis, du style de ce que faisait Kaneda dans l'article de Jean Hiraga sur son système (2003). Il fonctionnait uniquement avec des résistances et des condensateurs de haute qualité. Le convertisseur de l'époque était de très haut niveau, une version spéciale de l'Elgar Plus que j'avais fait faire et été chercher directement chez dCS.
En matière de transparence, c'était le top mais il ne m'offrait aucune possibilité de régler la mise en phase du système et il me fallait jouer avec le positionnement des différents HP, ce qui est loin d'être évident avec un tel système. Et j'ai toujours trouvé qu'il fallait choisir en deux types de réglage, soit obtenir une bonne mise en phase avec une très bonne attaque sur les impulsions, grâce à l'alignement des membranes, soit une image un peu plus cohérente mais avec des impulsions moins bonnes, grâce à l'alignement des bouches des pavillons. Entre ces deux points incompatibles, point de salut.
Il y a une bonne dizaine d'années, le passage au numérique m'a permis de solutionner le problème de la mise en phase de manière radicale. Par contre, utilisant sans doute à mauvaise escient, les possibilités de corrections, je trouvais alors la perte de transparence importante. Il m'a fallu bien comprendre comment cela fonctionnait et j'avoue avoir pataugé quelques années. En 2007, j'ai fait mes 1ers essais avec le Lake.
Au bout de quelques mois, après quelques tâtonnements car la bête est compliquée, ayant remarqué la transparence du Lake, j'ai abandonné les faibles pentes pour essayer les grosses pentes (plus de 200dB/oct.) et passer au filtrage FIR si décrié pour son préécho. Mais avec le Lake, je n'ai jamais entendu ce préécho. J'ai refait des essais de placement des HP les une par rapport au autres, et rapidement, mon système s'est mis à fonctionner comme jamais, avec à la fois l'image réaliste et la dynamique sur les attaque d'un système au point, des timbres absolument naturels par exemple sur les instruments baroques, et pas la moindre trace d'agressivité...
Alors oui, depuis lors, j'avoue avoir du mal à l'idée de revenir à un filtrage analogique. Mais je me soigne et je suis en train de refaire des essais sur un système annexe avec le 6db dont je parlais plus haut...
Cordialement
Gilles
Ps: mon système
Ligne secteur dédiée depuis le compteur.
Sources analogiques:
Platine EMT 930,
Bras 3012, Cellule DL 103. Transfo MDA
Bras FR 66fx
Cellule ZYX R1000Airy3 X et transfo Peerless
Cellule Koetsu Rosewood Signature Platinum et transfo Cotter MK1
Hiraga II
Préampli SP-6B pour RIAA seulement
Tuner Rogers avec antenne extérieure dédiée.
Pour le moment, l'entrée de ces sources analogiques dans le filtre numérique Dolby Lake LP4D12 se fait par l'intermédiaire d'un système de contrôle de volume constitué d'un potentiomètre à impédance constante, adapté en impédance avant transfo symétriseur.
Sources numériques:
Transport Esoteric P70
1ère version du lecteur Esoteric X1 (1994) utilisée uniquement par sa sortie SPDIF.
BMC2 ou Préampli numérique Meridian 518 utilisé uniquement pour le réglage général de volume des sources numériques.
Filtrage et traitements divers avec Dolby Lake LP4D12 en Brickwall (FIR 100 à 200 dB/oct.) sauf infra en 48 dB/oct avec BSS366 (sous 45 Hz).
Amplification:
Quintuple-amplification.
CREST 8001 pour l'infra,
HAFLER T1600 ou Goldmund Mimesis 3 pour le grave,(anciennement HAFLER P4000 et MC2600 MCINTOSH )
5998 pour le bas-médium, fabrication personnelle
300B pour le haut-médium, fabrication personnelle
300B pour l'aigu, fabrication personnelle
Haut-parleurs:
Infra-grave: caisson 220litres avec JBL GTI15 jusqu'45 Hz.
Grave: ONKEN W version HYPER avec 2 X 416 8A Altec jusqu'à 230 Hz.
Bas-médium: ONKEN 255ES sur pavillon ONKEN 200Wood jusqu'à 1,1kHz .
Haut-médium: ONKEN 455ES sur pavillon 500 Wood Onken jusqu'à 8kHz .
Aigu: Onken 5000T au dessus de 8kHz.
En étude: caisses de grave 4550 (remis)
Anciennement, le système était géométriquement aligné pour les sources analogiques (et numériquement re-aligné pour les sources numériques. Toutes les membranes des compressions étaient alignées dans le même plan. Aujourd'hui, tout est redevenu aligné en facade et le calage est uniquement fait par le filtre Dolby Lake. Il y a bien plus de cohérence pour une zone d'écoute plus grande. (C'est possible uniquement si la lecture vinyle passe aussi par le filtre numérique afin d'avoir le réglage des délais car le passage dans le Dolby Lake est vraiment transparent.
Câbles de fabrication personnelle avant filtrage.
Câbles Mogami 2549 et prises WBT en symétrique post-filtrage.
Pièce de 8,40 x 5,05 x 3,00 m, non dédiée, mais entièrement traitée acoustiquement : tissu tendu recouvrant les différents traitements sur les murs, parquet massif posé sur lit de sable, diaphragmes et panneaux absorbants/diffusants au plafond.
Distance d'écoute : environ 4 mètres.
Et bien sûrs le plus important, les enregistrements des musiques que j'aime...
(Quant à la vidéo, elle est traitée par un second système dans une salle dédiée: JVC 350, lecteur OPPO 83SE, écran perforé de 2,5m de base, amplificateurs Hafler, Crown pour infra, enceintes perso à base d'Altec 617 8A (idem 604 mais en 30 cm), caisson perso JBL W15GT)
Modifié en dernier par gillesn le mar. 18 févr. 2014 11:18, modifié 2 fois.
Qu'ils soient numériques ou analogiques, quelles type de filtres avez vous eu l'occasion d'essayer ou de fabriquer?
Analogique :
- Sony 4300F
- Kaneda sur batterie
- Larsen (tubes)
- Perez
- Apogee (une horreur)
- Les miens (j'en ai 4 différents)
Numérique :
- Behringer 2496 modifié
- BSS 366T
- Dolby Lake (le meilleur en numérique que j'ai pu essayer)
- DBX (je ne sais plus lequel tellement ça m'a marqué, ce fut une horreur)
Mis à part de bons résultats aux mesures concernant la phase avec les numériques, la structure des timbres, la dynamique, bref la musique m'a paru globalement éteinte avec les numériques.
Mais il me semble évident que n'importe quel filtre analogique inséré dans ton système, provoquera des problèmes de phase que tu as du résoudre avec ton Lake. Ce qui expliquerait son apparente supériorité à l'écoute.
Selon moi, cette supériorité n'est pas qu'apparente. C'est même ce qui fait la différence entre une bonne reproduction et l'illusion du concert.
C'est flagrant sur certains disques auxquels j'ai participé.
C'est flagrant sur certains disques auxquels j'ai participé.
Je ne le conteste pas. Par contre, je suis certain que tu avais des problèmes de phase avec les filtres analogiques, d’où la différence que tu as ressentie à l'écoute. La seule solution pour la phase avec un filtre analogique, est d'avancer ou reculer les divers hp, ce qui n'a rien d'évident quand on manque de place, surtout quand la profondeur du pavillon de bas-médium dépasse le mètre.
5998 pour le bas-médium, fabrication personnelle
Voici enfin quelque chose d'original et non maison de l'audiophilesque dans le monde du haut rendement, du moins au niveau de l'amplification.
C'est le schéma que tu as posté dans elektor et qui présentait problème ? Il y a beaucoup à dire sur ce schéma.
En analogique, tu as absolument raison sur le fait de devoir avancer ou reculer les HP pour obtenir une cohérence de phase, et c'est exactement ce que je faisais. Et pour bien le faire, la mesure a été une aide précieuse car c'est loin d'être facile de faire ça uniquement à l'oreille sur un système à 4 voix.
Pour l'ampli, oui, c'est bien moi qui avait posté ce schéma.
Ca n'a pas été sans mal mais aujourd'hui, près modifications et simplification , ça fonctionne plutôt bien. En tout cas, c'est assez nettement meilleur qu'un 300B, mais exclusivement pour le bas médium, environ 200 à 1000 Hz dans mon cas. Je n'en dirais pas autant en large bande car la chute est sensible dès 10kHz, et ce malgré la qualité du transfo de sortie...
J'ai donc d'autres essais prévus pour ce bas médium, toujours avec ce tube, mais avec des schémas différents, et aussi d'autres essais programmés avec des 6c33, et également avec des 6336. Et il n'est même pas sûr que le bas médium reste toujours à tube...
Je posterai à ce propos au fur et à mesure des avancées.
A propos de 6336A, le fait que ce soit ton avatar veut-il dire que tu utilises ce genre d'amplificateur?
gillesn a écrit :...Et pour bien le faire, la mesure a été une aide précieuse car c'est loin d'être facile de faire ça uniquement à l'oreille sur un système à 4 voix.
Gilles,
Une description de ta méthode pourrait m'être très utile. Si tu as le temps de le faire, je te suggère le sujet sur les Onken/416 où j'ai déjà parlé mesures et mise en phase.
A propos de 6336A, le fait que ce soit ton avatar veut-il dire que tu utilises ce genre d'amplificateur?
Oui, et à toutes les sauces. En OTL, en charge cathodique, en charge répartie, et même en simple étage charge anodique, mais c'est là où il est le moins bon.
Pour les systèmes à Haut rendement, (et même ceux à rendement plus modestes) les triodes à basse impédance ont toujours été très intéressantes.
- Elles permettent suivant la philosophie du schéma de carrément se passer de tranfo de sortie.
- Ou elles permettent d'avoir un transfo de sortie plus facile à concevoir, car d'impédance primaire -en push comme en simple étage- beaucoup plus faible, donc avec une bande passante toujours bien meilleure.
- Elles permettent d'avoir quelque chose qui ressemble à du grave lorsque l'on désire utiliser l'ampli en large bande, ce qui est plus difficile à faire avec d'autres tubes.
- Et puis, elles permettent de sortir un peu des sentiers battus et de la sempiternelle 300B en single ended dont je vous avoue très volontiers en avoir soupé.
Pas simple par messages interposés.
Je ne connais pas encore tous les sujets d'Audio Vintage, mais ça m'étonnerait qu'il n'y ait rien sur la mesure?
Promis, même s'il y a beaucoup plus fort que moi à ce sujet, dès que j'aurai un peu plus de temps, j'essayerai de donner quelques explications.
A propos, ta recherche de WFR12 et HIF13E me rappelle une enceinte que j'ai bien connue, d'origine Verac. Je l'avais reconstruite en sablant toutes les parois pour un résultat très amélioré.