Juke Box - les cinglés du Single ...

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Texas Rangers
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Re: Juke Box - les cinglés du Single ...

Message par Texas Rangers »

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mary-chapin-carpenter-down-at-the-twist-and-shout-columbia.jpg (152.5 Kio) Vu 1409 fois
Face A : "Down at the Twist and Shout" - quel régal ! je m'aime dans ma musique country adorée .... :miam:

Face B : "Halley Came To Jackson" - très belle ballade country-folk mettant en scène la comète de Halley - :love:


Excellent single (1990) de Mary Chapin Carpenter, une jolie artiste country. Pour "Down at the Twist and Shout", elle s'est assurée du concours du groupe cajun Beausoleil, qui est à la musique de Louisiane, ce que les Beatles furent à la pop music.

Un p'tit mot sur la belle Mary :
mary chapin carpenter.jpg
mary chapin carpenter.jpg (79.06 Kio) Vu 1408 fois
Mary Chapin Carpenter est native du New Jersey. Chanteuse, auteure-compositrice, guitariste et pianiste américaine de musique country (folk et rock), qui a remporté plusieurs Grammy Awards et vendu plus de treize millions d'albums. A signaler que son album "Come on, come on" a été couronné quadruple platine en 1992. Depuis ses réels débuts en 1987, Mary Chapin Carpenter a fait paraître 14 albums.

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Satchmo
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Re: Juke Box - les cinglés du Single ...

Message par Satchmo »

Texas Rangers a écrit :
Satchmo a écrit :Merci à toi pour ces articles détaillés, c'est super!
Pour parler de TYA, je dois dire que c'est aussi un élément cocasse du titre "working on the road" qui fait que j'adore ce groupe.
A la 53e seconde, la bande est ralenti un instant!
C'est frappant, depuis avec mes amis on imaginait Mick Jagger (souvent en retard au tambourin), faisant des gaffes en studio et donc responsable de cette coquille! :mdr:

Bonsoir Satchmo !

Bravo pour ta perspicacité :yes!: :jap:
Je n'avais jamais remarqué ce ralentissement. En fait, j'ai du l'écouter 2 fois pour le percevoir. Mais c'est fugace, t'as drôlement l'oreille !
Ta judicieuse remarque me rappelle celle à propos des Flamin' Groovies qui avaient commis des erreurs sur le tempo de "She said yeah" (album "Shake some action"). :lol:

Salut Ranger!
Je peux t'assurer que je n'ai pas une oreille d'or et que sur le vinyle ça s'entend parfaitement (moins sur Youtube)! Il est surprenant que ce soit resté dans le mix, on dirait vraiment que quelqu'un (Mick Jagger je pense) a posé le doigt sur la bobine pendant l'enregistrement, même les personnes entendant le morceau pour la première fois le remarquent! Tu es bienvenu sur Lyon pour goûter à l'expérience. ;)
Bruno
Je ponce, donc j'essuie.

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Texas Rangers
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Re: Juke Box - les cinglés du Single ...

Message par Texas Rangers »

:hello:

Si le rock and roll était surtout une affaire d'hommes dans les années 50, quelques femmes ont quand même réussi à se frayer un chemin à travers les hordes d'artistes mâles qui partaient à l'assaut des charts, espérant trouver par ce biais gloire et fortune.

La plus célèbre s'appelle Wanda Jackson. Au point de vue vocal, on peut dire qu'elle est "l'ancêtre" de Janis Joplin. Ses miaulements rageurs à la limite du râle dans les rocks les plus sauvages, font penser à ces querelles de chats à l'époque des amours.

Au début des 70's, les maisons de disques faisaient paraître des collections de singles comportant les titres emblématiques des rock and rollers. C'est ainsi que j'ai acquis celui de la fameuse Wanda Jackson. Il comprend la reprise de "Long tall Sally" de Little Richard, couplé à "Hard headed woman";
mon single de Wanda Jackson.jpg
mon single de Wanda Jackson.jpg (24.73 Kio) Vu 1394 fois
Face A : "Long tall Sally" (1958)

Face B : "Hard headed woman"


Qui est-elle ?

Elle est née Wanda Lavonne Jackson, vit encore et enregistre toujours.
Chanteuse, compositrice, pianiste et guitariste américaine qui a rayonné au cours de la décennie 1950/1960, étant la première interprète de rock and roll et de rockabilly féminine.
Originaire de la musique country, elle en a, à l'instar de ses confrères masculins, accéléré le tempo pour en faire du rockabilly jusqu'à son déclin au début des années 60. Son plus grand succès est "Let's have a party".
Là, toujours comme ses concurrents masculins, elle a regagné le nid de ses amours premières, à savoir la musique country, dont elle est devenue l'une des héroïnes au cours des décennies suivantes. L'intéressée fait partie des 40 meilleures chanteuses de musique country au monde.

Au début des années 80, à la faveur d'un regain d'intérêt pour la musique rockabilly, Wanda Jackson a participé à des concerts "revival" un peu partout en Europe.

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Texas Rangers
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:hello: à toutes et tous !

Bon, je ne vais pas réitérer mes salutations ni (re)célébrer nos retrouvailles puisque cela a déjà été fait sur le topic dédié aux soli fantastiques.

Le début des années 80 a vu la seconde renaissance du rock and roll et avec lui, celle de la mode des 50 et 60's. Une telle manne ne pouvait échapper aux tout malins qui, vite fait, avaient empoigné qui la grosse contrebasse, qui la guitare d'Eddie Cochran ou qui encore la caisse claire du batteur des Chaussettes, pour faire revivre commercialement ces fabuleuses années.

En France, comme nous avions déjà eu les Pirates au début des 60's, il nous fallait bien des Forbans vingt ans plus tard. Et je ne vous parle pas de Billy, des Alligators, Costards, Jesse Garon, Victor Leed, Chris Evans et autres Flamands Roses qui se seraient fait bouffer par les Chats Sauvages s'ils avaient encore été là.
Bon, ces fameux Chats avaient sorti un album en 1982 (chroniqué ici), mais ils n'avaient déjà plus de crocs, mangeaient plus que des petits pots Gerber (à ne pas confondre avec le chef Cruchot).

C'est dans cette ambiance (pseudo)insouciante - car chômage, SIDA, tout ça ... - qu'un groupe de filles cartonnaient à bord de leur "vélomoteur", dans un style yéyé que n'auraient pas renié les Gam's ou Tiny Yong, voire même Les Parisiennes (celles qui ont fait, via leur mentor Claude Bolling, "Il fait trop beau pour travailler").

Les Calamités
qu'elles s'appelaient.

Aussitôt entendu, aussitôt acheté, car moi les années 60, faut pas me les chanter longtemps. Je les ai trop aimées pour les oublier.
D'aucuns y verront un clin d'oeil aux Bangles.
calamités vélomoteur.jpg
calamités vélomoteur.jpg (13.9 Kio) Vu 1369 fois
face A : "Vélomoteur" (1987)

face B : "J'en ferais bien mon quatre heures" (morceau acoustique imprégné par l'esprit des années 60)



Les Calamités en 2 mots :
Groupe fondé en 1983 et se composant à l'origine de Caroline Augier (basse, chant), Isabelle Petit (guitare, chant), Odile Repolt (guitare, chant) et Mike Stephens (batterie)
En 1984 paraît l'album "A bride abattue". Dominique Laboubée des Dogs y participe.
Un an plus tard, Caroline Augier et Isabelle Petit retournent en Fac de Médecine et le groupe se dissout, malgré la parution d'un 2ème disque (45 tours maxi).

En 1987, Odile (basse, chant), Isabelle (guitare, chant) ressuscitent les Calamités sous forme d'un duo et la consécration arrive enfin avec "Vélomoteur" produit par Daniel Chenevez du groupe Niagara.
Le deux-roues se classera dans pas mal de hits-parades européens. Les Nuls feront une parodie en 2002, réintitulée "Vibromasseur". :whistle:

Les Primitives y puiseront l'inspiration pour créer "Crash". Comme quoi ...

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:hello:

En 1971, Shocking Blue n'est plus qu'un lointain souvenir en France. Mariska Verez n'est plus la Venus du hit parade hexagonal, même si, au hasard de l'un ou l'autre des 45 tours comme "Never marry a railroad man" ou "Ink Pot", elle connaît un succès aussi relatif que fugace.
Nous étions encore quelques uns, dont votre aimable serviteur, à collectionner ces précieux vinyles qui me réjouissent toujours autant.
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shocking-blue-out-of-sight-out-of-mind-pink-elephant.jpg (169.29 Kio) Vu 1348 fois
Face A : Out of sight, out of mind

Face B : I like you (ballade sensuelle et magnifique !)


Même motif, même punition, pour "Blossom Lady" couplé à "Is this a dream" qui a pourtant bien cartonné ailleurs en Europe cette même année (1971)
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shocking-blue-blossom-lady-discaz.jpg (241.25 Kio) Vu 1348 fois
Face A : Blossom lady

Face B : Is this a dream

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:hello:
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delta love.jpg (36.45 Kio) Vu 1334 fois
45 tours rare de Tony Joe White, paru en 1971 alors qu'il officiait chez Warner. Ce n'est pas le chef d'oeuvre du siècle, ça sent le respect du contrat vis à vis d'une Major qui ne doit pas plaisanter et ça fait le lien entre l'album éponyme paru la même année et "the train I'm on" qui sortira l'année suivante.

Néanmoins, j'aime bien. Tony Joe swampe gentiment. A noter, que "Delta love" et "That on the road look" (une superbe ballade lancinante qui sent bon le Deep South) sont des inédits qui ne figurent sur aucun album de l'artiste.

Face A : "Delta love"

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tony-joe-white-delta-love-1971.jpg (142.47 Kio) Vu 1334 fois
Face B : "That on the road look"

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Re: Juke Box - les cinglés du Single ...

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:hello: à toutes et tous !

Début d'année 1971. Selon la tradition, dans ma ville les soldes battent leur plein. Le mot hypermarché est encore inconnu, la banlieue est en friche et ce que l'on appelait alors les "grands magasins" ne drainent pas seulement des curieux. Du sol au plafond, on y fait ses achats courants et l'on profite des articles en promotion.
Et là, comme d'hab, le rayon disques s'est provisoirement délocalisé au rez-de-chaussée. il occupe plus d'un tiers de sa surface. Si les bacs de 33 tours sont généreusement approvisionnés, ceux des singles débordent de pépites.
Des trucs jamais vus dans les rayons, des raretés à faire pâlir de jalousie la plus réputée des Bourses aux Disques. D'où proviennent-ils, ces vinyles à la pochette toute rabougrie ? Pas quel mystère ont-ils atterri ici ?
Et justement, tandis que je m'extasiais sur un single de Roger Miller qui allait compléter ma collection, voilà que la belle caissière diffuse ça :


Wouaouhh !! un titre de Roy Orbison (le Caruso du rock and roll) que je ne connais pas. :yes!:
Ni une, mais peut-être deux, je fonce à la caisse avec mon 45 tours de R. Miller, prêt à embarquer aussi celui que je croyais être de Roy Orbison.
Bref, la demoiselle me présente la pochette du single en cours de diffusion.
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mon 45 tours de Jay & the Americans.jpg (10.37 Kio) Vu 1318 fois
Jay and the Americans ? Connais pas, mais j'adore ! Plus tard, j'apprendrai que le fameux Jay a fait partie des Mystics, le groupe de doo wop que je vous ai présenté dans la rubrique "ce que vous écoutez en ce moment".

Et voici la face B que j'aime beaucoup également :
"When it's all over"


Jay and the Americans, en quelques mots :

Groupe vocal américain originaire de New York, qui se forme en 1960 autour d'un premier chanteur : Jay Trainor. Leur style est apparenté au Blue-Eyed Soul.

En 1962, il font paraître "She cried", face A d'un single qui atteindra la 5ème place au Billboard. Le groupe vocal féminin Shangri-Las et plus tard Aerosmith, inscriront cette chanson à leur répertoire.

Hélas, les singles suivants sont des échecs et Jay Traynor quitte l'aventure pour entreprendre une carrière solo, dont on ne retiendra qu'un titre, "Up and over", qui deviendra un standard du Nothern Soul en 1966.

La place laissée vacante sera vite comblée. Deux transfuges d'une autre formation (the Empires) intègrent le groupe : un guitariste et un chanteur. Ce dernier qui a pour pseudo David Black, accepte de s'appeler Jay. Il deviendra ainsi Jay Black, le "Caruso" des Americans.

En 1963, grâce à lui, ses potes retrouvent les cimes des hits parades avec "Only in America", un titre qui était initialement destiné aux Drifters, célèbre formation noire de Soul/Calypso fondée en 1953, qui a successivement connu comme leaders, Clyde McPhatter et Ben E King.

Année après année, la renommée des Jay & the Americans grandit.
Ils collaborent à des campagnes publicitaires, soutiennent Phil Spector et Brian Wilson, prêtent leur concours à un film musical '("wild wild winter"), et inscrivent chaque fois un hit au sommet des charts, comme "Cara mia" en 1965 ou, 3 ans plus tard, "This magic moment", emprunté aux ... Drifters ! ... décidément ...

Couronné par un disque d'or, "This magic moment" se vendra à plus d'un million d'exemplaires et constituera leur dernier véritable carton.
Au début des années 70, le groupe effectue des tournées, rencontre d'éminents artistes comme Donald Fagen, mais l'époque a changé.
Il se sépare en 1973.

En 1980, une nouvelle vague nostalgique déferle sur l'Europe avec son cortège de rééditions vinyles. "Cara mia" retrouve le chemins des hits-parades et se classe n° 1 aux Pays-Bas.

Bon, après, l'affaire se complique. Pour faire simple (et simpliste), suite à des dettes de jeu contractées par le 2ème Jay, le nom du groupe est vendu par l'huissier chargé du recouvrement. Un membre originel de Jay & the Americans le rachète. Il reforme le groupe en 2006, mais sans Jay Black.

Il recrute un ... 3ème Jay, un vrai, comme le premier, Jay Reincke. Le groupe part en tournée, tandis que le Jay déchu (Jay Black) tourne parallèlement pour son compte ... :dingue: Et tout ce beau monde est toujours en activité sous le couvert de "Jay & the Americans".

Alors, pour finir, à l'issue de cette fameuse journée, j'ai quitté les lieux avec :

- l'achat du SP de Jay & the Americans
- l'achat du SP de Roger Miller que voici (enregistré en 1968) :
roger miller little green apples.jpg
roger miller little green apples.jpg (14.51 Kio) Vu 1318 fois
face A : little green apples (écrit par B. Russel pour R. Miller qui en fit un hit, ce titre est aujourd'hui devenu un standard repris moult fois)

face B : Our little love (l'histoire d'un amour brisé - paroles et musique : Roger Miller)


- la jeune caissière qui finissait à 19h00, mais ce n'est pas l'endroit pour en parler ! :ange:

Et pour quelques Jay de plus :

- She cried - leur premier succès en 1962, avec le 1er Jay (on peut dire que c'est un 1er jet quoi !)


- Only in America - leur 2ème succès avec le 2ème Jay


Que je possède sur des compil' s vinyles

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Texas Rangers
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Re: Juke Box - les cinglés du Single ...

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:hello:

Je sais que l'heure n'est pas à la fiesta, mais, quitte à disparaître, autant le faire en musique.

J'ai posé sur ma platine un 45 tours des Shocking Blue.
- Face A : "Mighty Joe" :
- Face B : "Wild wind" (un véritable chef d'oeuvre, si, si !!!) :
SB mighty joe.jpg
SB mighty joe.jpg (11.84 Kio) Vu 1299 fois
Ce 45 tours a une histoire.
Paru en 1969, peu après le succès planétaire "Venus", il était censé asseoir la gloire des Shocking Blue et occuper la 1ère place encore chaude des hits-parades, assurant ainsi la relève sur place de son prédécesseur. Je me souviens l'avoir vu en tête de toutes les gondoles des disquaires.

Hélas, passé le moment de curiosité, "Mighty Joe" n'a pas suscité grand enthousiasme en France. Nettement mieux accueilli en Europe, il n'a néanmoins pas comblé les espoirs du guitariste Robbie van Leeuwen, auteur-compositeur presque exclusif du groupe.

Si les Shocking Blue vous passionnent, investissez prioritairement dans leurs 45 tours. Aucun ne vous décevra ! (faces A et B)
Les 33 tours sont de qualité inégale, il faut bien l'avouer (cf : "Ham" de 1973).

Il existe un CD intitulé "Shocking Blue A's and B's" qui regroupe tous leurs singles (paru en 2001) et facilement disponible.
shocking blue A's and B's.jpg
shocking blue A's and B's.jpg (9.42 Kio) Vu 1299 fois

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Re: Juke Box - les cinglés du Single ...

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Bonsoir toutes zé tous :hello:

Dire que cela me fait tout drôle de poster sur ce vieux forum qui renaît de ses cendres est un doux euphémisme :whistle:
Vous dire le plaisir que j'éprouve de vous y retrouver est impossible tant il est immense :pleure2:

Ce soir, je viens vous parler d'un single que j'aime tout particulièrement, même si, dans l'absolu, son auteur-compositeur et interprète ne fait pas partie des mes artistes favoris. Il a néanmoins été une célébrité mondiale 4 années durant, au début des seventies.

Voici son portrait :

Nom : Raymond Edward O'Sullivan
Nom de scène : Ray O’ Sullivan, puis Gilbert O’ Sullivan
Origine : Irlande (Waterford) où il vivra jusqu’à l’âge de 7 ans.
Age : né en 1946
Qualité : auteur, compositeur, interprète, pianiste
Ses faits d’armes :
- a régulièrement trusté les premières places des charts de 1970 à 1974 et ce, des 2 côtés de l’atlantique, s’imposant comme LA star incontournable. Sauf à avoir vécu dans un monde parallèle, impossible de ne pas connaître au moins un de ses succès.
- a été récipiendaire de nombreuses récompenses et bénéficié de critiques élogieuses

Sa carrière :

Sa famille quitte l’Irlande natale pour s’installer en Angleterre.
Là, quelques années plus tard, il rencontre Rick Davies qui l’intègre dans son groupe (Rick’s Blues) et lui apprend à jouer du piano et de la batterie.
Anecdote intéressante :
Ce Rick Davies là fondera plus tard les Supertramp, dont il sera l’âme, le cœur et les tripes.

- Encore collégien, Raymond Edward O’ Sullivan aiguise ses armes au sein d’autres formations amateurs et compose des titres dont personne ne veut.
- Libéré des obligations scolaires, il s’installe à Londres en 1967, trouve un emploi à temps partiel chez un disquaire et décroche un contrat chez CBS.
- Enregistre sans succès deux singles sous le nom de Ray O’ Sullivan, à savoir « Disappear/ You» suivi, un an plus tard, de « What can I do/ You ».
- Voit les Tremeloes reprendre « You » sur leur 33 tours « Here comes the Tremeloes ».
Le groupe inscrira à son répertoire une autre de ses chansons, « Come on home », mais Ray O’ Sullivan est toujours dans la mouise, CBS ne faisant que peu de cas de lui.
- Amer, en 1969 il plie les gaules et s’en va frapper à la porte du label Major Minor qui sort le single « I wish I could cry/ Mr Moody's garden ».

Mais quand ça veut pas, ça veut pas, vindiou !

Bien que pistonné comme personne par Mr. John Peel himself, l’animateur vedette de BBC Radio One, le Daniel Filipacchi d’outre Manche, le Mr. Météo musical devant lequel l’on se prosterne, qui diffuse « I wish I could cry » à tire-larigot, le 45 tours ne rencontre aucun écho sonnant et trébuchant.
Complètement dépité, O’ Sullivan poursuit alors sa quête d’une maison de disques compatissante et surtout, d’une personne influente capable de lui mettre définitivement le pied à l’étrier.

Des moulins magiques :

Gordon Mills sera cette personne providentielle là. Ancien chanteur, il écrit désormais pour les plus grandes stars du moment (Cliff Richard, Engelbert Humperdinck, Tom Jones, etc …) et sa réputation dans le métier est flatteuse.
Il écoute les démos que lui propose O’ Sullivan. Séduit, Mills devient son agent et sera le maître d’œuvre de sa carrière.

A star is born :

En 1970, quand il apparaît avec sa voix aigrelette, vêtu comme un gamin des années 1930, chacun s’interroge sur ses motivations. En fait il n’en avait aucune, sinon celle de créer le buzz ou « l’évènement » comme l’on disait alors.

Son style musical délicieusement suranné, trouve sa source au cœur d’une variété/pop légère, gracile jusqu’à en devenir aérienne, très proche en fait de celle de Norman « Hurricane » Smith, son compatriote à la voix râpeuse, dont Grievous nous avait brillamment décrit le parcours (voir page précédente) :yes!:

Des hits, toujours des hits, une flopée de hits !

« Nothin’ rhymed » le propulse dans les charts qu’il ne quittera plus.
"We will", "No matter what I try", « Clair », « Alone again » ..., et j'en oublie, les tubes s’enchaînent, avec, dans leur sillage, les 33 tours « géniteurs ».
Sur 12 singles sortis durant cette période féconde, 10 se classeront au top ten et feront une brillante carrière internationale.
Gilbert O Sullivan conquiert le monde entier. Rien ne semble freiner son ascension
Après « Why, oh why, oh why » en 1973, « Get down” sera le dernier uppercut que les charts internationaux prendront en pleine figure, car …

Le chant du cygne s’annonce :

Sans crier gare, le public autrefois séduit par sa voix nasillarde et son excentricité vestimentaire, va se détourner de ce jeune homme qui, finalement ressemble maintenant à tous les autres depuis qu'il a rangé son attirail vestimentaire désuet au vestiaire.
Et puis, de nouvelles pousses sont sorties de terre et la décade est fertile.
Et puis, concomitamment, chapitre musique, l’intéressé veut évoluer, montrer une image plus virile.
Et puis, on a beau additionner les « et puis … », le charme est rompu, l’idylle s’achève.

Gilbert O’ Sullivan se replie alors sur les terres de la perfide Albion, où son succès perdure jusqu’en 1975.

Plus tard, de loin en loin, le single « What’s in a kiss » (1980) ou les albums « Frosbisher drive » (1987) et « Sounds of loop » (1993) le voient ponctuellement resurgir tel un diable … de son piano (comme encore récemment en 2015), mais l’engouement mondial qu’il avait suscité naguère est désormais bien loin et ne reviendra plus.

Depuis lors, comme beaucoup de ses pairs, les retours discographiques fugaces succèdent aux tournées (et inversement). Gilbert O’ Sullivan profite en bon père de famille de sa gloire passée.

Mon 45 tours :
gilbert-osullivan- mon 45 tours -.jpg
gilbert-osullivan- mon 45 tours -.jpg (187.42 Kio) Vu 1279 fois
Je sais que c’est un peu con de conclure ainsi à la suite d’une si longue évocation, mais comme dit plus haut, je n’ai jamais été un grand fan de Gilbert O’ Sullivan. Le seul single que je possède de lui, « Alone again (Naturally) », paru en 1972 et qui rend hommage à ses parents disparus, est cependant un must pour moi.
Je l’avais découvert à la radio et sa mélodie, son orchestration m’avaient séduit.



Nina Simone, Esther Phillips, Shirley Bassey, Andy Williams et beaucoup d’autres artistes ont inscrit cette chanson à leur répertoire.
Par contre, ce que j’ignorais, c’était le fait que je connaissais « Matramony », la face B de ce single. Une vieille connaissance en fait, diffusée à l’envi sur les ondes, mais que je n’aimais pas particulièrement.
Et comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, je vous laisse deviner la suite …

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Re: Juke Box - les cinglés du Single ...

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Bonsoir à toutes zé tous ici d’dans ! :jap:

Ce soir, je m’écoute un petit CD de ma conception, qui regroupe les face A et B de mes singles et plus précisément ceux dont le patronyme de l’artiste commence par la lettre G.

G comme Gall, la regrettée France Gall. J’ai à peu près tous ses singles jusqu’à « ça balance pas mal à Paris » et les 33 tours jusqu’à « Dancing Disco » inclus.

J’étais minot, mes dents de lait étaient encore solidement implantées, mais j’ai fait partie de la génération SLC qui a vu France Gall arriver du haut de ses 16 printemps.
« Ne sois pas si bête », « N’écoute pas les idoles », « Attends ou va-t-en », « Le ruban et la fleur », « Christiansen » et bien sûr, mon hymne de jeune écolier « Sacré Charlemagne ».

C’était notre grande sœur en quelque sorte .

A la charnière des années 60 et 70 et plus encore au tout début de cette décennie, France Gall connaît un passage à vide. Elle évolue, son public aussi, elle devient femme et le répertoire qu’on lui propose (parfois cul-cul la praline, c.f. « Les éléphants ») n’en tient pas compte.
Elle intègre un moment le label « La Compagnie » créé par Hugues Aufray mais la situation n’évolue guère et l’entreprise (s’)échoue.
De guerre lasse, c’est avec les niaiseries que l’on se propose de lui faire chanter qu’elle se rend chez Michel Berger, afin qu’il lui compose des chansons « correctes ».

D’abord très dubitatif, celui-ci se laissera convaincre, lui déclarera sa flamme par chanson interposée « La déclaration d’amour» et l’épousera quelque temps plus tard. Le reste vous connaissez.

Chose peu connue, 3 hommes qui ont partagé sa vie lui dédieront une chanson d’amour qui deviendra un énorme succès :

1) Claude François : « Comme d’habitude », devenu le hit planétaire « My way »
2) Julien Clerc : « Souffrir par toi n’est pas souffrir »
3) Michel Berger : « La déclaration d’amour »

Mais pour l’heure, voici le single que j’écoute. Il a été enregistré en 1971 :yes!: :
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France-Gall-Cameleon-Cameleon---Chasse-Neige-45-Tours.jpg (18.47 Kio) Vu 1261 fois
Face A : « Cameleon » = un petit bijou avec son intro rock and roll
Face B = « Chasse-neige » = dont la musique a été composée par Julien Clerc son compagnon de l’époque.



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